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La semaine de 4 jours

Rédigé par L'équipe Hunteed | 10 septembre 2024

5 % des entreprises françaises expérimentent la semaine de 4 jours.

Travailler moins pour avoir plus de temps ? Sur le papier, l’idée est séduisante. Mais de quoi s’agit-il exactement ?

La semaine de 4 jours consiste à réduire le nombre de jours travaillés tout en maintenant le niveau de salaire et la performance des entreprises. Ce concept s’inscrit dans une longue tradition de réduction ou d’aménagement du temps de travail des salariés, mais c’est la crise sanitaire qui l’a propulsé au cœur des débats. Le besoin de mieux concilier vie personnelle et professionnelle se fait ressentir dans le monde entier. Pourtant, dès 2015, une expérimentation d'envergure a été menée par l’Islande, pays précurseur. Les résultats, très prometteurs, incitent de plus en plus d'entreprises françaises à envisager ce modèle.

Alors, comment cette petite révolution pourrait-elle transformer notre quotidien et améliorer notre qualité de vie au travail ?

Compréhension de la semaine de 4 jours

Différents formats de la semaine de 4 jours

Le modèle le plus courant consiste à répartir les heures de travail hebdomadaires sur quatre jours au lieu de cinq, sans réduire le salaire. Les employés travaillent des journées plus longues, mais bénéficient de trois jours de repos. C’est en fait une semaine EN 4 jours.

Une autre approche vise plutôt la réduction du nombre total d’heures travaillées (par exemple, 32 heures en 4 jours). Cela peut s’accompagner d’une baisse de salaire. C’est par exemple le modèle choisi par l’Islande, où les agents du secteur public sont passés de 40 heures sur cinq jours à 35 heures sur quatre jours.

Exemples de pays et d’entreprises ayant adopté ce concept

Le modèle de la semaine de 4 jours n’est pas nouveau. Certaines entreprises, en France ou ailleurs, ont déjà sauté le pas, et les résultats sont prometteurs.

En Islande, une expérience menée entre 2015 et 2019 a montré que les employés étaient plus heureux, en meilleure santé et tout aussi productifs.

Partout dans le monde, une expérimentation « 4 day week global » a été menée. L’idée ? Travailler à 80 %, pour 100 % du salaire, mais aussi 100 % de productivité. Résultat : 94 % des entreprises ayant testé la semaine de 4 jours ont souhaité continuer sur ce modèle.

En Nouvelle-Zélande, l'entreprise Perpetual Guardian a adopté la semaine de 4 jours en 2018. Les résultats ont été édifiants : la productivité hebdomadaire est restée stable tandis que le niveau de stress des employés a diminué de 45 % à 38 %.

En France, certaines entreprises pionnières en la matière l’ont aussi testée. C’est par exemple le cas de la société lyonnaise LDLC où les salariés travaillent désormais 32 heures par semaine.

 

Avantages de la semaine de 4 jours

Amélioration de la productivité et performance

Cela peut sembler contre-intuitif, mais la semaine de 4 jours améliorerait la performance des entreprises. Travailler moins de jours pousse les employés à mieux organiser leur activité et à prioriser davantage leurs tâches. Toutefois, cela n’est possible qu’en réformant en profondeur les processus de production de la société

 

Abaissement du stress et amélioration du bien-être des employés

50 % des travailleurs ayant testé la semaine de 4 jours estiment que cela favorise leur bien-être. Et pour cause, un jour de repos additionnel permet aux collaborateurs de mieux équilibrer leur vie professionnelle et personnelle. Ce temps libre supplémentaire leur offre l’opportunité de se détendre davantage, de s’adonner à leurs loisirs, ou de passer du temps en famille. De quoi contribuer à la diminution du stress pour 39 % des salariés.

Réduction de l’empreinte carbone et des coûts opérationnels

Moins de jours de travail, c’est aussi moins de trajets, ce qui réduit les émissions de gaz à effet de serre. De plus, la fermeture des bureaux entraîne une diminution de la consommation d’énergie (éclairage, chauffage ou climatisation). D’après une étude suédoise, fermer une entreprise un jour supplémentaire, c’est émettre 16% de gaz à effet de serre en moins.